« Signature Gestuelle » Darkroom Galerie Septembre / Décembre 2016

Rencontre entre deux artistes
La rencontre entre Dominique Jaussein et George Oliveira fut magique, un moment suspendu… Dominique Jaussein n’avait regardé que lui lors des « Imprévus » aux Ateliers des célèbres Ballets de Monte-Carlo. Pendant toute la séance il respirait avec lui pendant qu’il dansait, mimant son déclencheur comme si il avait son appareil avec lui !
Timide, c’est son épouse qui réussit à faire l’intermédiaire à l’issue de la représentation…
Très souriant, il le reconnut tout de suite avant même qu’il se me présente, comme étant « le » photographe de l’Opéra Nice Côte d’Azur, accrédité régulièrement par les Ballets de Monte-Carlo.
A peine le projet énoncé, un travail sur l’Art chorégraphique « signé » par ces deux artistes, il accepta et Dominique vit alors dans ses yeux cette étincelle qui augurait de séances en studio d’une grande intensité. Ce qui fut le cas, tant physiquement qu’émotionnellement.
Si Dominique Jaussein avait à les résumer en quelques mots cela serait :

« L’espace et le corps, une affaire de cœur … »

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Note d’intention de Dominique Jaussein sur sa série Signature Gestuelle :
« La lumière, tantôt profonde, tantôt brillante, mâte ou rasante, est un instrument primordial pour dessiner le corps, donner du rythme aux images, faire ressortir le grain de l’épiderme ou l’élasticité des muscles. La lumière dessine le modelé de la forme, son harmonie…pour révéler les émotions d’âme.
« La lumière c’est la clef de tout »
C’est ma matière première, impalpable, subtile, magique… Je m’applique donc à écrire en lumière sur le corps de George par touches successives d’ombres et de lumières, de contrastes plus ou moins fort destinés à faire ressortir l’incurvation d’un pied, d’un buste, de fesses pour une symphonie en noir et blanc. Je tente de sculpter le corps de George à travers mon objectif, toujours en recherche de l’harmonie plastique d’une posture.
Je considère George comme un objet d’Art. Je cherche la forme parfaite – pure et esthétique.
Je suis en quête d’un Beau intense et harmonieux en travaillant le côté abstrait du corps humain, véritable sculpture humaine de par ses lignes de force, sa puissance immobile, son élégance et ses expressions libres.
Ce fut tout d’abord un dialogue sans mot, fait de gestes et de lumières, qui donna naissance à mes images quelquefois par accident. Ensuite notre création mutuelle, naturelle et enthousiaste, devient connivence par la personnalisation de mon entente avec George et la découverte commune de nos personnalités.
La magie de nos séances de prise de vue, la compréhension de George sur mes attentes, ses propositions naturelles dans la matière gestuelle ont facilité mon travail.
Ce dialogue gestuel du danseur, expert de son corps, avec le photographe que je suis, ont permis aux séances de s‘étoffer. Chaque corps possède sa signature, son identité, avec une histoire, un potentiel.
Je le suis du regard.
Je l’attire dans mon âme.
Et soudain, « stop, ne bouge plus !.. »
La photo est faite.
Cette collecte d’impressions, d’expressions fut un moment de partage inoubliable.
Merci George. »

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Préface de Jean-Christophe Maillot
Chorégraphe-Directeur des Ballets de Monte-Carlo
« À travers le titre même de son ouvrage, « Signature Gestuelle », Dominique Jaussein indique une approche originale. Il marque une différence dans la manière dont la photographie appréhende habituellement l’art chorégraphique. Lorsque des photographes entrent dans le studio de danse, leur but est souvent le même : capter l’essence du mouvement, fixer avec plus ou moins de flou artistique une intention qui émane de la séquence chorégraphique qu’ils poursuivent dans leur objectif… Si ces clichés sont très beaux, ils sont aussi parfois déstabilisants en ce qu’ils donnent une lecture qui ne coïncide pas nécessairement avec l’intention du chorégraphe.
Dans le livre de Dominique Jaussein, je sens un propos différent. « Signature Gestuelle » ne cherche pas à emprisonner le mouvement du danseur. Une signature est une trace qu’on laisse délibérément derrière soi pour signaler son identité. Elle atteste de la capture-decran-2016-10-18-a-09-24-43présence d’une personne alors même qu’elle n’est plus là. En regardant le travail de Dominique Jaussein, ce n’est pas du mouvement que je vois mais la formidable signature corporelle du danseur. Je ne vois peut-être pas comment il danse mais j’imagine comment il pourrait danser grâce à l’outil exceptionnel qu’il s’est forgé et qui est source d’inspiration pour le chorégraphe. Observez bien ces photographies, les nuances de lumière et les innombrables détails qu’elles révèlent. Quand je vois ces pieds, je sais comment le danseur entre en contact avec le sol, quand je vois ses cuisses, j’imagine comment il s’en arrache et quand je vois le grain de sa peau, je perçois comment il vit et incarne ses rôles. « Signature gestuelle » n’est pas en prise directe avec le mouvement. Dominique Jaussein nous propose mieux : il nous entraine au coeur de ce qui fait la danse. Ses photographies contiennent à la fois en mémoire et en germe, ce qui est essentiel à l’art chorégraphique. »
Jean-Christophe Maillot
Chorégraphe – Directeur des Ballets de Monte-Carlo

 

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Véronique Champion
Darkroom Galerie
12, rue Maccarani
06000 Nice
06 12 55 33 88
contact@darkroomgalerie.fr

Darkroomgalerie.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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