Simon Boccanegra de Giuseppe Verdi à l’Opéra de Monte-Carlo

SIMON BOCCANEGRA – Giuseppe Verdi

Auditorium Rainier III :

  • Dimanche 5 mars 2017 – 15H
  • Mercredi 8 mars 2017 – 20H

 

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Verdi avait été mécontent de la création à Venise, en 1857, de son Simon Boccanegra, un opéra inspiré d’événements réels survenus dans la Gênes du XIVème siècle : l’élection à la tête de la cité de Boccanegra, élu du peuple, dont les complots des patriciens auront finalement raison. Lorsque, près de vingt-cinq ans plus tard, on lui proposa de remonter l’oeuvre pour la Scala, Verdi décida d’une révision complète, d’autant que Milan lui offrait quelques-uns des meilleurs chanteurs du temps, le baryton Victor Maurel, le ténor Arturo Tamagno (qui seront quelques années plsu tard de la création d’Otello), la basse Edouard de Reszké… C’est donc quasiment un nouvel opéra qui vit le jour en 1881. Opéra politique, où l’histoire d’amour entre la soprano et le ténor reste à la marge (mais Verdi a écrit pour eux de bien beaux airs), Simon Boccanegra vaut pour le combat que mènent le doge plébéien et son ennemi aristocrate, Fiesco. Affrontement de « clés de fa », baryton et basse, auxquels sont dévolus les airs les plus marquants de la partition. Ce sera l’occasion d’entendre le baryton Ludovic Tézier qui abordera le rôle du Doge, tout comme Sondra Radvanosvky qui chantera sa première Amelia.

 

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A Gênes et ses alentours, à la moitié du XIVème siècle

Prologue

Une place devant le palais de Fieschi. Gênes est déchirée par les luttes entre patriciens et plébéiens. Le marin Simon Boccanegra et son amante Maria Fiesco font les frais de ces querelles intestines : le père de Maria n’est autre que le doge de la ville, le patricien Fiesco. Lorsqu’il a appris qu’elle avait donné un enfant à Simon, il a assigné sa fille à résidence. Les deux amants avaient confié leur fille à une vieille servante mais celle-ci est morte, et l’enfant a mystérieusement disparu. A l’approche des élections, le plébéien Paolo propose à Simon de se présenter. Celui-ci accepte, voyant là son unique chance d’obtenir la main de Maria. Mais Maria meurt. Rongé par la douleur, Fiesco accuse Simon d’avoir causé la perte de sa fille, et lui déclare que seule la vue de sa petite fille pourrait les réconcilier. Simon Boccanegra est élu doge.

Acte I

Scène 1 : Un jardin du palais des Grimaldi, avant l’aube

Vingt-cinq ans ont passé sur Gênes, désormais gouvernée par Simon Boccanegra. Mais la haine entre plébéiens et patriciens ne s’est pas apaisée. Fiesco s’est retiré à l’extérieur de la ville, sous le nom d’Andrea Grimaldi, avec Amelia, une orpheline qu’il a recueillie sur le rivage et élevée comme sa propre fille. Simon Boccanegra a promis la main d’Amelia à Paolo, devenu son protégé, mais la jeune fille est amoureuse de Gabriele Adorno, dont le père a jadis été tué par Simon Boccanegra. Coup de théâtre : Simon reconnaît en Amelia sa fille, disparu vingt-cinq ans auparavant. Mais la joie des retrouvailles est de courte durée : quand Boccanegra lui refuse la main d’Amelia, Apolo enlève la jeune fille.

Scène 2 : La salle du conseil

Le conflit privé prend des proportions politiques : Gabriele, qui soupçonne Simon d’être l’auteur de l’enlèvement, et Fiesco provoquent une insurrection. Simon doit faire face au peuple, cependant que les affrontements entre plébéiens et patriciens conduisent la cité au bord de la guerre civile. Grâce à Amelia, la vérité éclate : Paolo est démasqué, Gabriele et Fiesco sont emprisonnés.

Acte II

Les appartements du doge

Paolo, qui brûle de se venger, projette d’empoisonner Simon Boccanegra. Il réussit à persuader Gabriele de s’allier à lui, en lui faisant croire que Simon entretient une liaison avec Amelia. Mais lorsque Gabriele se retrouve face au doge assoupi car il a déjà bu une gorgée de poison, l’intervention d’Amelia permet une fois de plus de faire la lumière : le jeune patricien renonce à son plan en apprenant que Simon est le père de sa fiancée. Le doge lui pardonne et Gabriele lui jure fidélité, mais, dehors, la rébellion vient de commencer.

Acte III

A l’intérieur du palais du doge

La révolte est finalement écrasée. Paolo est arrêté puis exécuté. Fiesco hurle sa haine contre Simon Boccanegra. Mais en lui révélant qu’Amelia est la fille de Maria, Simon lui rappelle une promesse vieille de vingt-cinq ans : le plébéien et le patricien devaient faire la paix le jour où ce dernier reverrait sa petite-fille. C’est la réconciliation tant espérée. Amelia épousera Gabriele, qui succèdera à Simon. La foule en liesse réclame Simon Boccanegra, mais le poison a inexorablement accompli son oeuvre, et déjà les ténèbres enveloppent le doge. Fiesco va annoncer à la foule que Gabriele est le nouveau doge.

 

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www.opera.mc

 

 

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