TANNHÄUSER – Richard Wagner

TANNHÄUSER

Richard Wagner

Créé à Dresde en 1845, remanié pour l’Opéra de Paris en 1861 (où ce fut un four retentissant), le cinquième opéra de Wagner (en comptant ses oeuvres de jeunesse) puise à des sources médiévales à la fois réelles – les ménestrels – et légendaires. L’intrigue est d’une grande simplicité, au moins apparente : amour profane contre amour divin, lutte de la chair contre l’esprit, Vénus contre Elisabeth (les deux personnages féminins de l’opéra). Tannhäuser, tiraillé entre ces deux aspirations, est non seulement un des rôles de ténor les plus exigeants du répertoire wagnérien, mais aussi un personnage d’une grande richesse psychologique. La partition recèle des pages magnifiques, outre l’Ouverture où défilent les principaux motifs de l’opéra, l’air d’Elisabeth « Dich, teure Halle », la Romance à l’étoile chantée par le baryton… A Monaco, le célèbre ténor argentin  José Cura chantera en français son premier Tannhäuser, sous la direction de Nathalie Stutzmann qui, sans abandonner sa carrière de contralto, a trouvé dans la direction d’orchestre un autre exutoire à son grand talent.

OPERA DE MONTE-CARLO :

  • Dimanche 19 Février 2017 – 15H
  • Mercredi 22  Février 2017 – 20H (GALA)
  • Samedi 25 Février 2017 – 20H
  • Mardi 28  Février 2017 – 20H

-Première à l’Opéra de Monte-Carlo, le 3 Février 1906

-Dernière à l’Opéra de Monte-Carlo, le 23 Janvier 1932

Opéra romantique en 3 actes – Musique de Richard Wagner (1813-1883) – Livret de Richard Wagner – Création originale : Dresde, Hoftheater, 19 octobre 1845 – Création version Paris en français : Paris, Opéra de Paris, 13 Mars 1861.

Nouvelle production, version de Paris en français.

Durée du spectacle 3H20

 

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ARGUMENT
L’action se déroule en Thuringe au début du XIIIe siècle.

Acte I
Après s’être querellé avec d’autres chevaliers-poètes, Tannhäuser a quitté la cour du Landgrave de Thuringe. Il vit depuis lors auprès de Vénus, la déesse païenne de l’amour, dans son antre du Venusberg. Le lever de rideau le trouve endormi dans les bras de sa maîtresse. Des nymphes s’adonnent aux jeux de l’amour avec les jeunes mortels qu’elles ont attirés. Satyres, faunes et bacchantes les rejoignent, et la danse voluptueuse vire à l’orgie. Les trois Grâces et les cupidons mettent fin à cette débauche, tandis que les sirènes attirent de nouveaux jeunes gens (bacchanale et choeur «Sur cette plage»).
A son réveil, Tannhäuser confie à Vénus qu’il se languit du monde des mortels, quitté depuis si longtemps. Vénus lui reproche son ingratitude et l’invite à célébrer l’amour par son chant. Tannhäuser saisit sa harpe et entonne un hymne aux délices du Venusberg. Mais chaque strophe se termine par une supplication de plus en plus appuyée pour que Vénus le laisse partir. La déesse courroucée fait assaut de séduction (duo «O toi que j’aime/Reine d’amour, à toi mes chants d’ivresse/Viens cher amant»), mais Tannhäuser ne fléchit pas. Furieuse, Vénus le libère, non sans le mettre en garde : sa vie de péché le mettra au ban de la société des hommes («Vat-en, pars, perfide»). Elle lui offre toutefois de l’accueillir s’il veut revenir à elle. Tannhäuser invoque la Vierge Marie. A ces mots, Vénus disparaît, et son monde magique s’effondre avec fracas.
Tannhäuser se retrouve dans une vallée au pied de la Wartburg, la forteresse du Landgrave de Thuringe. Un pâtre célèbre le retour du printemps («De son mont sortait dame Holda»), puis approchent des pèlerins partant pour Rome (choeur «Je viens à toi, mon rédempteur»). Touché par leur prière, Tannhäuser tombe à genoux, saisi par le remords. Passent alors le Landgrave et ses chevaliers. Reconnaissant Tannhäuser dans ce pénitent, ils l’invitent à reprendre sa place parmi eux. Comme hébété, Tannhäuser refuse. Mais il se ravise lorsque Wolfram prononce le nom d’Elisabeth, la nièce du Landgrave. Depuis le départ de Tannhäuser, raconte Wolfram, la princesse n’assiste plus aux concours de chant : lui seul savait l’émouvoir («Jadis, quand tu luttais»). A la joie générale, Tannhäuser accepte alors de rentrer à la Wartburg.

 

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Acte II
Ravie du retour annoncé de Tannhäuser, Elisabeth entre dans la salle des chanteurs, où elle va bientôt l’entendre de nouveau (air «Salut à toi, noble demeure»). Wolfram amène Tannhäuser. Elisabeth lui confesse les sentiments troubles que son chant faisait naître en elle ; tous deux finissent par s’avouer qu’ils s’aiment (duo «Princesse/Je rends grâce à ce miracle/Ah ! quelle heure charmante»). Wolfram comprend qu’il doit renoncer à son amour pour Elisabeth. Après le départ des deux hommes, le Landgrave rejoint sa nièce et lui dit sa joie à l’idée qu’elle éclaire de sa présence le tournoi de chant qui se prépare. Les invités arrivent solennellement : les nobles et leurs dames, puis les chanteurs. Tous saluent le Landgrave (Marche et choeur «Salut à toi, noble édifice !»). Le Landgrave accueille ses invités et compare le combat des chanteurs, défendant l’art, à celui des soldats, défendant la patrie ; il ouvre le tournoi («Souvent ces murs, en des jours de liesse»). Le tirage au sort désigne tout d’abord Wolfram, qui compare l’amour à une fontaine qu’il ne faut jamais souiller («En contemplant cette assemblée immense»). Tannhäuser rejette cette vision glacée de l’amour et défend la volupté («O Wolfram ! quel pouvoir t’inspire !»). Tous sont indignés, Biterolf en tête («C’est trop ! tes chants sont une offense !»). Tannhäuser raille la médiocrité de son concurrent («Ah ! Biterolf chantant l’amour») et, ignorant les protestations de Wolfram, se lance dans un hymne passionné à Vénus («O gloire à toi, gloire à toi, ma déesse !»). Les nobles dames le conspuent, les chevaliers se jettent sur lui (choeur «Fuyons-le ! Malheur à lui !»).
Elisabeth s’interpose : Tannhäuser est peut-être un pécheur, mais ce n’est pas à eux d’en juger ; et lui aussi est digne de rédemption («N’approchez pas ! Qui donc se fait son juge ?»). Tous sont émus par cette intercession, Tannhäuser plus encore que les autres ; il s’effondre, enfin conscient de la gravité de son crime («Venant en aide au misérable, un ange est envoyé du ciel»). Le Landgrave lui ordonne de rejoindre les pèlerins de Rome, dont on entend le chant au loin («Un crime épouvantable s’est accompli»). Tous se joignent au Landgrave pour conclure : Tannhäuser ne devra reparaître qu’une fois obtenu le pardon du pape («Parmi leurs rangs
prends place»). Tannhäuser accepte la sentence et se jette aux pieds d’Elisabeth : «A Rome !».

 

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Acte III
Tannhäuser prend le chemin de Rome (prélude). Le rideau s’ouvre sur la vallée de la Wartburg, dans un crépuscule d’automne. Wolfram observe Elisabeth, absorbée devant une image de la Vierge («Je savais bien la trouver en prière»). Des pèlerins passent et saluent leur terre natale (choeur «Salut à vous, ô beau ciel, ô patrie»). Les espoirs d’Elisabeth sont déçus : Tannhäuser ne figure pas parmi ces hommes qui ont trouvé le pardon. Elle adresse alors une vibrante prière à la Vierge. Qu’elle lui prenne la vie : Elisabeth pourra ainsi intercéder, au ciel, pour le salut de son bien-aimé (prière «O Vierge sainte, que ta grâce»). Dans une extase mystique, la princesse aperçoit Wolfram et lui enjoint le silence. Elle s’éloigne lentement vers la Wartburg. Wolfram est saisi d’un sombre pressentiment et, s’accompagnant de sa lyre, demande à l’étoile du soir
de veiller sur celle qu’il aime toujours (Romance à l’étoile «Mortel présage/O douce étoile»). Dans la nuit noire surgit Tannhäuser, en haillons, épuisé. N’ayant pas trouvé le pardon à Rome, il erre à la recherche du Venusberg. Wolfram, atterré, lui demande de plus amples explications. Tannhäuser raconte alors les pénitences et les mortifications qu’il s’est infligées, plus que tout autre pèlerin ; mais le pape lui a dit qu’il lui était aussi impossible de l’absoudre qu’à sa crosse épiscopale de fleurir (récit de Rome «L’âme brisée, en proie à des remords ardents»). Tannhäuser invoque Vénus et, soudain, une douce lumière inonde les ténèbres. La déesse paraît devant son ancien amant («Salut, mon infidèle amant»). Mais Wolfram rompt l’enchantement en prononçant le nom d’Elisabeth. Au même moment, les chevaliers arrivent du château, portant la dépouille de la princesse. Tannhäuser rejoint le cortège funèbre et s’écroule sur la civière ; priant celle qui est désormais sainte, il rend son dernier souffle. De jeunes pèlerins entrent, portant la crosse épiscopale couverte de jeunes rameaux. Le miracle de la rédemption de Tannhäuser s’est accompli.

 

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www.opera.mc

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