Collection Stéphane Kovalsky VENTE MONOGRAPHIQUE HOMMAGE A WILLY RONIS PAR SON PETIT-FILS

Collection Stéphane Kovalsky
VENTE MONOGRAPHIQUE HOMMAGE A WILLY RONIS PAR SON PETIT-FILS
Vente le 13 décembre 2016 à 19h, à Paris
Preview pendant Paris Photo, jusqu’au 12 Novembre 2016

capture-decran-2016-11-15-a-11-00-00

Paris – Le 13 décembre prochain, le département Photographie d’Artcurial donne rendez-vous aux collectionneurs du monde entier pour un événement rare, la vente aux enchères d’une collection à la provenance irréprochable : De la succession Willy Ronis, Collection Stéphane Kovalsky. Il s’agit de la première vente monographique consacrée à Willy Ronis, immense artiste de l’Ecole Humaniste. Elle comprendra près de 160 œuvres emblématiques ou plus intimes, qui retracerons la carrière de ce photographe qui avait pour camarades Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau ou Edouard Boubat. L’intégralité des photographies proposées aux enchères provient des collections du petit-fils de l’artiste, Stéphane Kovalsky. Avec cette vente événement, il souhaite rendre un hommage unique et personnel à son grand-père, mais également rappeler sa place dans l’histoire de la photographie de la seconde moitié du XXe siècle et sur le marché de l’art international. Dans cet esprit, en amont de la vente, une sélection sera dévoilée pendant Paris Photo, pour le plus grand plaisir des collectionneurs de passage dans la capitale française pour la manifestation.

 

capture-decran-2016-11-15-a-11-00-26

« La transmission de la photographie entre mon grand-père et moi, a commencé quand j’étais encore enfant. C’est rétrospectivement que je me suis rendu compte qu’il avait su me prendre par la main pour m’ouvrir l’œil sur l’approche et la composition d’un sujet dans la rue. Ajoutez à cela la magie du laboratoire où j’ai vu émerger dans les bacs certaines de ses photographies. (…) Je suis heureux de pourvoir partager aujourd’hui quelques-unes de ses œuvres.»

Stéphane Kovalsky, petit-fils de Willy Ronis.

En trois ans, le département Photographie d’Artcurial s’est fait remarquer par sa capacité à proposer sur le marché des collections privées importantes, permettant de découvrir à chaque fois un pan de l’histoire de la photographie de la 2nde moitié du XXème siècle. En 2015, la maison de vente a ainsi organisé, pendant Paris Photo, la vente Pierre Molinier – collection Emmanuelle Arsan, et un an auparavant une grande vacation monographique André Kertesz.

 

capture-decran-2016-11-15-a-11-00-37Une provenance irréprochable
Willy Ronis est décédé le 11 septembre 2009, quelques mois avant de célébrer son 100ème anniversaire. C’est donc peu dire qu’il a jeté son regard sur tout le XXe siècle ! Si l’importance de son œuvre a été reconnue plutôt vers la fin de sa vie, son héritage artistique n’en a été que plus important. Soucieux de transmettre aux générations futures son témoignage, il avait, par deux fois, légué à l’Etat français l’ensemble de son œuvre : en 1983 et 1989. L’essentiel de ce fonds de plusieurs milliers d’images, à la provenance certifiée, est aujourd’hui conservé par l’Etat à la Médiathèque du Patrimoine. Les dernières images encore entre les mains du photographe à son décès, entreposées dans son appartement parisien, ont connu le même destin.  Au-delà du leg à l’Etat, Willy Ronis a laissé à son petit-fils 6 000 clichés provenant également de ses archives privées. C’est parmi cet ensemble qu’ont été choisies les 160 œuvres proposées aux enchères par Artcurial. Elles seront toutes marquées par un cachet indiquant la provenance de l’Atelier de Willy Ronis, et de la collection Stéphane Kovalsky, certifiant l’authenticité de l’oeuvre. Avec cette collection à la provenance parfaite, il s’agit d’offrir aux colletionneurs la possibilité unique d’acquérir des tirages originaux, de réaffirmer la place de Willy Ronis dans l’histoire de la photographie, et d’assainir un marché pollué après le décès de l’artiste par des tirages « sauvages ».
Véritable rendez-vous culturel, cette vente mais également l’exposition et le catalogue qui l’accompagnent, feront date. Artcurial organise un événement de référence, comme il y a pu en avoir par le passé pour Henri Cartier-Bresson ou Brassaï.

 

capture-decran-2016-11-15-a-11-00-49Une rétrospective unique de l’œuvre de Willy Ronis
Figure de la photographie moderne, Willy Ronis chroniqua toute sa vie, notamment au sein de l’agence Rapho, la vie quotidienne française. Témoin de la vie ouvrière et paysanne, il documenta également la mutation des sociétés des pays de l’Europe de l’Est après-guerre. Les 160 œuvres offertes aux enchères couvriront toutes les années de création du photographe, offrant un panorama complet de son travail, avec nombre de clichés iconiques, mais également d’images moins connues.  Les chapitres de la vente déclineront tour à tour par époque, sujet, lieux, univers, les grandes étapes de l’œuvre de Willy Ronis : Paris, Belleville/Ménilmontant, le monde du travail, les congés payés, les nus, le ski, l’Allemagne de l’est etc…
A propos de la célèbre photo des amoureux de la Bastille, il dira : « Je suis allé les voir, ils s’appelaient Riton et Marinette, et j’ai vu qu’ils avaient le poster encadré dans le café, qui se trouvait à l’angle de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et de la rue des Tournelles. Ils m’ont accueilli cordialement. Ils n’étaient montés qu’une seule fois sur la colonne, ils s’en souvenaient parfaitement. Ils venaient de l’Aveyron et, à l’époque, ils n’avaient pas encore le bistrot. Ils ne l’ont eu que deux ou trois ans plus tard, alors qu’ils étaient mariés. Et le plus étonnant, c’est que sur la photo, dans la direction où ils regardent, on voit le coin de l’immeuble où se trouve le bistrot ! » extrait de Virginie Chardin, « Paris et la photographie. Cent histoires extraordinaires, de 1839 à nos jours », Parigramme, 2003.

 

capture-decran-2016-11-15-a-11-00-57Willy Ronis, le regard humaniste
Celui qui quittera ce monde presque centenaire, voit le jour à Paris en 1910, dans un milieu modeste. Le siècle commence à apprivoiser la photographie. Le père de Willy Ronis, propriétaire d’un laboratoire photographique, offre au jeune homme de 16 ans son premier appareil. Il commence par shooter la tour Eiffel et signe les photos de famille.
Rapidement, il délaisse les sujets stéréotypés et préfère affronter la prise de vue sur le terrain. Il assiste aux manifestations ouvrières des années 30. La société est en mutation. Il en est le témoin. Son père décède en 1936, et l’entreprise familiale fait faillite. C’est l’occasion de changer de vie. Willy Ronis décide de devenir photographe indépendant, signant les images des changements que sont en train de vivre la société : le Front Populaire, les avancées sociales de 1936, dont les congés payés. Les journaux commencent à lui commander des reportages. Il plonge dans l’univers ouvrier avec un premier reportage dans les usines Citroën de Javel, à Paris, pour le magazine Regards en 1938. C’est à cette époque qu’il se lie d’amitié avec ses confrères David Seymour, Henri Cartier-Bresson ou Robert Capa.
Après la parenthèse de la seconde guerre mondiale, qu’il passe dans le sud de la France où il rencontre Jacques Prévert, il rentre à Paris. Instantanément, son appareil se remet à immortaliser les scènes de la vie quotidienne : l’arrivée des prisonniers de 1945, la joie des parisiens lors de la Victoire… C’est à la même époque qu’il rejoint le Groupe des XV et l’agence Rapho, fondant l’école humaniste française.
Paris, et la région parisienne, deviennent ses sujets de prédilections. Il n’a de cesse de capturer les moments simples des habitants de la capitale, la beauté brute de la ville. Dans les années 1950, il se concentrera sur Belleville-Ménilmontant. Il n’oublie cependant pas ses reportages d’actualités, notamment aux côtés des mouvements communistes, toujours dans le monde ouvrier.

 

capture-decran-2016-11-15-a-11-01-06La société moderne métamorphose l’environnement qu’il a l’habitude de photographier. La voiture envahit Paris dans les années 1960. Willy Ronis préfère se réfugier dans le Sud. Il continue de monter régulièrement dans la capitale pour suivre les transformations de la ville (le creusement du RER, l’apparition du Centre Pompidou…) mais son idéalisme ne s’épanouit pas dans ce nouveau carcan industriel. A l’automne de sa vie, il regagnera cependant Paris, et négociera même que l’Etat, en l’échange de la donation de l’intégralité de son œuvre, règle le loyer de son appartement jusqu’à sa mort.

Les photographies de ces dernières décennies sont marquées par un renouveau. En 2001, il décidera malgré tout de ranger définitivement son appareil photo, avant de mourir 8 ans plus tard.

 

A PROPOS D’ARTCURIAL

capture-decran-2016-11-15-a-11-47-53Fondée en 2002, Artcurial, maison de ventes aux enchères pluridisciplinaire basée à Paris, conforte en 2015 sa place de premier plan sur le marché de l’art internationale.
Avec 3 lieux de ventes à Paris, Monte-Carlo et Hong-Kong, la maison totalise 191 millions d’euros en volume de ventes en 2015, soit un doublement de son chiffre d’affaire en 5 ans.
Elle couvre l’ensemble du champ des grandes spécialités : des Beaux-Arts aux Arts Décoratifs, Automobiles de collection, Joaillerie, Horlogerie de collection, Vins fins et Spiritueux…  Résolument tournée vers l’international, Artcurial affirme son réseau à l’étranger avec des bureaux de représentation à Bruxelles, Milan, Monte-Carlo, Munich et Vienne ainsi qu’une présence à Pékin et Tel Aviv, et des expositions biannuelles à New York. En octobre 2015, Artcurial a organisé sa première vente à Hong Kong et au Maroc.

 

 

capture-decran-2016-11-15-a-11-47-42

 

www.artcurial.com

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s